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Le gala de la Croix-Rouge, j’y étais !

Par Nathania Cahen, MARCELLE MEDIA
Journaliste

 

Comme Monaco, Marseille a son gala de la Croix Rouge, têtes couronnées en moins. L’édition du 28 novembre dernier a été l’occasion de découvrir les dessous d’un événement caritatif particulièrement prisé, qui a rapporté 185 000 euros cette année à l’une des plus vieilles associations humanitaires de France.

Marcelle ne court pas les mondanités, mais une fois n’est pas coutume, et la cause est noble. D’où notre discrète présence au milieu d’une marée noire de robes longues et costards-nœuds pap’, rassemblée sous les ors et les projecteurs du Palais de la Bourse de Marseille pour garnir les caisses de la Croix Rouge locale. Il est vrai que cette manifestation est devenue rituelle pour des nombreuses personnalités et chefs d’entreprise phocéens : en être et donner. Lors de cette soirée exceptionnelle, l’apparat sert la philanthropie, dont acte. Et tous ceux qui jouent un rôle ce soir-là, le font de façon totalement gratuite (de la communication jusqu’aux fourneaux). Les sommes en jeu sont importantes, et représentent près de 20% des ressources annuelles de la Croix Rouge de Marseille. Les dons affluent sous trois formes : la réservation de tables, le don d’œuvres d’art et de « moments d’exception » qui seront vendus aux enchères, ou encore tirés au sort à l’issue de la vente des billets de tombola (30 euros l’un, 50 euros les trois).

Forcément, on n’atterrit pas à cette soirée de gala par hasard. La trentaine de tables pour 10 à 12 convives est réservée par des organismes ou des entreprises : le Cercle des Nageurs de Marseille, l’Ordre des experts-comptables de PACA, la CMA-CGM, Provepharm, Pellegrin & Fils, la BNP, le groupe Swaton, la galerie David Pluskwa, la Chambre syndicale de l’habillement, la Fédération du BTP13… entre autres. Cette 12e édition a rassemblé près de 500 invités.

 

 

« Pour les bonnes œuvres et pour l’image »

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Julien Ruas (Croix Rouge), Thalie Testot-Ferry (organisation), les acteurs Avy Marciano et Michel La Rosa (présentation).

 

 

Nous sommes une dizaine de femmes à avoir bravé la consigne « robe longue » pour évoluer en smoking ou tailleur chic. Au gré des présentations, je discute avec Pierre-François Duwat, directeur du cinéma Europacorp de la Joliette, sollicité pour offrir un moment d’exception : « J’ai volontiers proposé aux enchères une nuit au cinéma pour 15 personnes, ainsi que, pour la tombola, une séance privée pour 50 personnes avec plateaux repas » … Je croise Lionel Canesi, président de l’Ordre des experts-comptables de PACA. Pourquoi réserve-t-il une table pour la troisième année consécutive ? « Parce que cette soirée est doublement importante, pour les bonnes œuvres, et pour notre image (ndlr – en effet rajeunie). On peut aussi soigner son réseau, faire des connaissances mais sans faire de business. »

 

Éclectique, ma table accueille Jean-Pierre Barade, ex vice-président en charge de la commission internationale à la CCIMP, avec sa famille. À leurs côtés, le maître de cérémonie de la Mairie, un expert en immobilier, le directeur d’une publication locale, le nouveau directeur régional d’Air France (venu offrir deux vols long courrier pour la tombola, au nom sa compagnie), ainsi que Sandra Négrel, développeuse digitale qui s’est occupée gracieusement de la mise à jour du site de la soirée de gala. Pour information, le tarif d’une table de 10 personnes se monte 4 500 euros et celui d’une place à 450 euros.

 

Le dîner est concocté par des chefs Maîtres Cuisiniers de France, 23 toques prestigieuses de Provence qui ont mis en commun spécialités, recettes et savoir-faire pour concevoir un menu exceptionnel élaboré à partir de produits locaux (dont certains offerts par de généreux fournisseurs) et servi par les élèves du lycée hôtelier de Marseille. Alors que se déroule le ballet des plats, la vente aux enchères débute : 13 œuvres d’art offertes par des artistes ou des galeristes, et un thème, les super héros.

 

Record à 16 000 euros : un tableau de Saype

gala-tableau« 7h13, Marseille », de Saype.

 

Notre préférée, Wonder Simone (Veil) par le graffeur DIRE part pour 8 000 euros sous le marteau de Yonathan Chamla et Romain Rudondy. Le record est pour un tableau de Saype, adjugé à 16 000 euros. Du côté des moments d’exception, la moto BMW Cruiser 850 C de 2000 customisée par Christophe Fort est acquise pour 13 000 euros. C’est bien moins débridé que je ne le pensais !

1David Pluskwa à droite.

Le galeriste David Pluskwa est présent pour la cinquième fois. « La première, j’étais invité, et j’ai trouvé l’action magnifique. Dès l’année suivante, j’y ai participé et pris une table avec des artistes de mon écurie. Cette année, chacun de mes 5 artistes phares a offert une œuvre, et j’offre également un lot. Il peut m’arriver aussi d’acheter une toile aux enchères ! » Le collectionneur confie ne pas s’en tenir à ce gala et donner aussi au Secours Populaire via l’événement Solidart. « Quand on la chance de gagner correctement sa vie et de ne manquer de rien, il me semble normal de donner. Donner est aussi jouissif que gagner, a fortiori quand on sait où vont les fonds. »

 

Pour la Croix-Rouge de Marseille, les 185 000 euros récoltés à l’occasion du gala constituent une manne considérable – l’an passé la collecte avait atteint 210 000 euros mais 600 convives étaient présents, la jauge a été révisée. « C’est essentiel, et cela nous assure un trimestre de fonctionnement, souligne Julien Ruas, président de la Croix Rouge depuis six ans (par ailleurs directeur d’une maison de retraite). Cet argent permettra l’acquisition d’une ambulance toute équipée ainsi que le soutien à différentes structures » – car comme moi, vous l’ignorez peut-être, mais la Croix Rouge, ce ne sont pas seulement des secouristes, mais aussi des maisons de retraite, des foyers ou encore des crèches.

 

 

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